Lyon et Saint-Etienne : focus sur quelques levées de fonds 2018

La levée de fonds consiste à la recherche de financement pour développer les activités d’une entreprise. En ce début d’année, à Lyon, les entreprises liées aux sciences de la vie et  aux nouvelles technologies ont réalisées des opérations fructueuses.

Le cabinet de conseil InExtenso vient de publier un rapport sur les levées de fonds en région lyonnaise, au premier trimestre 2018, elles sont moins nombreuses que sur la même période en 2017 (7 contre 13) mais d’un montant plus important (70 contre 18, 6 millions d’euros).

Enyo Pharma réalise une deuxième levée de fonds

La biotech lyonnaise prouve une nouvelle fois qu’elle est en pointe dans l’innovation et le développement de solutions pour répondre aux besoins de notre temps.

Dernière en date et non des moindres, la société biopharmaceutique Enyo Pharma a réussi une levée de fonds de 40 millions d’euros. Ce montant record fait suite à la première levée de fond réalisée en 2016 et qui avait déjà permis de trouver des investisseurs à hauteur de 22 millions d’euros.  Ces investissements vont permettre à Enyo Pharma de poursuivre ses travaux de recherche sur deux candidats médicaments.  Le premier vise à soigner l’Hépatite B chronique, dont sont atteints 350 millions de personnes à la surface du globe selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le deuxième candidat-médicament vise à soigner la stéatose hépatique non alcoolique (NASH), un type de cirrhose spécifique.

Les portes de l’innovation sont grandes ouvertes pour Enyo Pharma, qui a vu le jour en 2014.

CCLD Recrutement poursuit son ascension

Le cabinet de recrutement CCLD Recrutement vient de lever 5 millions d’euros afin de continuer à renforcer ses pôles de conseil, de communication et de recrutement en Ressources Humaines.

CCLD compte d’ores et déjà 75 collaborateurs  et est implanté dans sept grandes villes de France.  L’objectif est de recruter 120 collaborateurs à horizon 2022 pour un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros. Pour y parvenir, le cabinet vise à accroître les solutions de recrutement pour les métiers du commerce et de la distribution et ce, en développant un modèle digitalisé. En 2017, CCLD a réalisé 170 000 analyses de CV et 12 000 candidats ont été reçus pour des entretiens dans leurs locaux. Avec ce nouveau tour de table d’investisseurs, le cabinet se donne les moyens de croître encore.

Lactips, la start-up stéphanoise qui monte

 Lactips est un pur produit innovant made in Saint-Etienne. La start-up biotech, créée en 2014, a développé un matériau plastique hydrosoluble biodégradable à base de protéines de lait.  Lactips compte déjà 30 salariés et vient de réaliser un levée de fonds de 3,7 millions d’euros.  Aux fonds D3 A et Emertec 5, déjà présents dans le capital de l’entreprise depuis 2015, sont venus d’ajouter BASF (leader mondial de la chimie) BNP Paribas Développement et le Crédit Agricole Loire Haute-Loire Innovation.

La prochaine étape pour la start-up stéphanoise sera de trouver un lieu pour implanter une usine de 2500 m² dans l’agglomération de Saint-Etienne métropole.

1Kubator continue à se développer

Incubateur de start-up, qui a élu domicile à Lyon depuis 2016, 1Kubator vient d’annoncer une nouvelle levée de fonds de 4 millions d’euros afin de poursuivre le développement de ses activités. Cette entreprise qui a pour objectif de soutenir le lancement des start-up innovantes emploie déjà 14 personnes. Les prochaines étapes seront de poursuivre l’implantation dans deux autres métropoles, après Lyon, Rennes, Nantes et Bordeaux.

Rushmix, des débuts prometteurs

Rushmix est une jeune start-up lyonnaise spécialisée dans la conception de vidéos à destination des particuliers. Elle vient d’ouvrir une campagne de financement, grâce à la plateforme régionale Incit’financement et vise les 300 000 euros d’ici la fin de l’été. Grâce à ces nouveaux fonds, Rush’mix souhaite embaucher six nouveaux salariés en septembre et une vingtaine d’ici cinq ans. Fondée par trois collaborateurs la start’up souhaite diffuser à l’international son concept : réaliser des montages vidéos pour des particuliers, à un prix et dans un délai compétitifs. Le chiffre d’affaires visée cette année est de 100 000 euros et d’ici 5 ans, Rush’mix vise les 12 millions d’euros.



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