Les biotechnologies lyonnaises sur le devant de la scène

Disposant déjà d’une réputation d’excellence, la métropole lyonnaise est témoin de nombreuses avancées en matière de biotechnologies.

Après 1,5 milliard d’euros d’investissements et 20 ans de travail, le géant pharmaceutique Sanofi pourrait commencer à commercialiser son vaccin contre la dengue en fin d’année. Cette infection virale transmise par des moustiques continue de sévir en Asie et en Amérique latine, où 300 millions de personnes sont infectées. Les investissements engagés dans son pôle de production de Neuville-sur-Saône (Rhône) lui permettront de produire 100 millions de doses chaque année et de se placer ainsi en tête, loin devant ses concurrents.

Sanofi a également participé à la « montée en puissance » de Fab’entech en lui faisant bénéficier de son site de production. Depuis sa création, en 2009, cette start-up lyonnaise s’investit dans des projets d’envergure. Elle est notamment parvenue, en l’espace de 5 ans, à développer un premier sérum contre la grippe aviaire H5N1 et s’apprête désormais à mettre en vente son sérum contre la fièvre Ebola. Fab’entech a pu s’appuyer sur la densité et l’expertise du biosystème lyonnais en travaillant en relation avec l’Inserm, le P4 ou encore le pôle de compétitivité Lyonbiopôle. La firme cherche aujourd’hui à se développer aux Etats-Unis et en Chine et pourrait voir son chiffre d’affaires atteindre les 50 millions d’euros dans les 5 prochaines années.

Enfin, une autre structure phare de la métropole a une actualité riche. Il s’agit du P4, centre de recherche sur les virus unique en Europe. Fondé en 1999 par la famille Mérieux, ce laboratoire lyonnais est un acteur majeur de la lutte contre l’épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l’Ouest. Il a notamment joué un rôle prépondérant dans le projet de laboratoire mobile, qui a permis de pratiquer des examens sur place et de former des techniciens africains. Impliqués dans de nombreux autres projets de recherche, le P4 va voir sa surface doubler en fin d’année, pour atteindre une superficie de 400 m². Cette nouvelle extension et reconfiguration lui permettront de se lancer dans l’expérimentation sur bactéries, grande première dans le monde des biotechnologies.



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