La Vallée de la Chimie de Lyon va accueillir la centrale photovoltaïque de Terre et Lac

Depuis sa première édition en 2014, l’Appel des 30 ! cherche à réunir divers types de projets au sein de la Vallée de la Chimie. La question énergétique est l’un de ses axes, que la PME Terre et Lac concrétisera d’ici la fin de l’année avec une centrale solaire déployée sur 35  000 m².

La centrale photovoltaïque de Terre et Lac…

La Vallée de la Chimie de Lyon  poursuit son développement au travers d’une initiative publique-privée. D’ici fin 2019, elle déploiera  35 000 m² de centrale solaire. Suite à un appel d’offres, Terre et Lac fut nommée en 2016 pour implémenter un projet d’énergies renouvelables dans la Vallée. Cette PME fut fondée par Pierre-Emmanuel Martin, ancien directeur adjoint de l’Observatoire des énergies renouvelables. L’usine photovoltaïque en question disposera de sept centrales pour une puissance de 6,5 MégaWatts et une production annuelle de 7 GigaWatts, soit la consommation d’environ 1 600 foyers. Cette production solaire permettra de préserver la région lyonnaise de l’émission de 709 tonnes annuelles de CO2. Les panneaux de Terre et Lac, partagés entre toitures et ombrières de parkings, équiperont six sites industriels de la Vallée de la Chimie  : le centre d’études et de recherches de Total et l’IFP Énergies Nouvelles à Feyzin, KemOne et Vos Logistic à Saint-Fons, Arkema à Pierre-Bénite, ainsi que J-Tech Automotive à Irigny.

Terre et Lac est concepteur-réalisateur de centrales solaires photovoltaïques, éoliennes, biogaz et hydrauliques. L’entreprise travaille également auprès du SYDER, le Syndicat des Énergies du Rhône, pour développer l’utilisation de l’énergie solaire dans la Communauté de communes des Monts du Lyonnais. Également sous une forme publique-privée, cette collaboration se traduit par une mise à disposition des toitures d’infrastructures publiques par la ville. Côté Vallée de la Chimie, la zone produit déjà de l’électricité verte – près de la moitié de la Métropole de Lyon. Le projet mené avec Terre et Lac s’inscrit plus largement dans l’objectif de la Vallée de créer un réseau d’approvisionnement en énergies renouvelables qui vise à relier entre eux les sites industriels et à utiliser la chaleur excédentaire des usines. Ces projets s’intègrent aux travaux lancés par l’appel à projets de l’Appel des 30 !, initié par la Vallée de la Chimie en 2014.

…choisie par l’Appel des 30 ! de la Vallée de la Chimie

La Vallée de la Chimie est une plateforme économique et industrielle. Sa Mission dédiée, créée en 2013, s’articule autour de projets publics-privés et pilote le projet directeur du territoire à horizon 2030. Elle se scinde en trois axes. Premièrement, elle vise à mutualiser les potentiels en matière d’énergie et de déchets. Il est par exemple prévu que d’ici 2021, la Vallée intègre la technologie de recyclage à l’infini du plastique (zéro déchet) lancée par l’entreprise de chimie verte Carbios. Un deuxième angle repose sur l’animation de la transformation du territoire, au travers, entre autres, de l’Association pour le Développement Durable de la Vallée de la Chimie. Selon le site de la Vallée, celle-ci « favorise la mutualisation de biens et de services, ainsi que le partage de bonnes pratiques en matière environnementale, sociale et numérique  ». Le troisième axe consiste à attirer des projets innovants et s’est traduit par trois éditions successives de l’Appel des 30 !, en 2014, 2016 et 2018.

L’installation d’une centrale photovoltaïque par Terre et Lac fait partie des projets de cleantechs de cet appel, la Vallée se répartissant sur ce domaine, le numérique et les sciences de la vie. D’autres y figurent, à l’instar de l’implantation d’une solution de traitement de biogaz par Deltalys, ou la création d’un site d’exploitation logistique pour produits chimiques par Jontrans. L’édition 2018 de l’Appel, dont font partie Terre et Lac et la société créée pour l’occasion, Lyon Rhône Solaire, répartit les champs d’action des porteurs de projets dans trois directions. Outre la densification de la plateforme industrielle, les postulants pouvaient proposer d’améliorer le cadre de vie et de travail, par exemple en créant des paysages participatifs ou en implantant des tiers lieux. Le troisième axe consistait quant à lui à « affirmer le territoire démonstrateur », comme pour la centrale photovoltaïque de Terre et Lac, en déployant des services énergétiques.



© 2019